Historique de l’Hôtel de la Poste

Le commencement

Relais de poste au début du 18ème siècle, l’établissement fut repris par plusieurs propriétaires jusqu’en 1946, date à laquelle Jean BONNARDOT acheta l’affaire avec son épouse Valérie. Après avoir appris le métier au « Chapeau Rouge » à Dijon et fait plusieurs saisons (Vittel, Evian), il s’engage dans la Transatlantique sur le « Champollion ».

Un beau jour, le bateau ayant fait escale à New-York, il fait le bord, c’est-à-dire qu’il quitte le navire avec un copain, cuisinier lui aussi et sans travail.

Ils se lancent dans l’aventure new-yorkaise, n’ayant pas peur de faire la plonge au « Commodore Hôtel ».

Petit à petit, ils montrent leurs talents culinaires et sont engagés comme commis pour finir 5 années plus tard chefs de partie au « Waldorf Astoria ».

le retour en France

C’est à Pouilly, en s’appuyant sur les produits du terroir (écrevisses, brochets, volailles…), qu’il crée sa clientèle, locale durant l’année et nationale en saison d’été.

Il reçoit plusieurs récompenses de l’époque, telle le « Mérite Beurrier » pour sa cuisine bourgeoise tout au beurre.

Malheureusement, il devait décéder trop tôt, à 53 ans (à l’époque les cuisiniers ne faisaient pas de vieux os !).

Il disparut 15 jours après le retour de son fils Christian, qui venait de finir son service militaire sur « l’Aviso Bisson » dans la Marine Nationale.

Egalement cuisinier, ce dernier fait son apprentissage au « Chapeau Rouge », passe trois années à Paris chez « Potel et Chabot », au « Pavillon d’Armenonville » puis deux saisons au « St Christophe » à Théoule sur Mer.

Par la force des choses, il prend les commandes de l’Hôtel de la Poste, qu’il dirige comme gérant pendant 32 ans, dont 25 ans avec sa femme Françoise.

La relève

Ils eurent 2 enfants : Nathalie et Anthony.

Anthony a pris sa suite après avoir appris la cuisine chez Lainé à Beaune puis, comme son père et son grand-père, au « Chapeau Rouge » à Dijon et chez Jacques Lameloise à Chagny.

Ensuite Paris : le « Lucas-Carton » avec Alain Senderens, le service militaire à Matignon sous Edouard Balladur.

Après s’être perfectionné à « l’Oasis » à La Napoule, à Saint Martin dans les Îles Caraïbes et dans un palace suisse, il est maintenant dans sa cuisine où il perpétue et revisite la tradition familiale.